LA FÊTE DE SAINT-ÉLOI À BOUILLON
Colonne de pain bénit, porté par les membres de la société Saint Eloi, en 2001

C'est la création au XIXe siècle et le développement, au cours du siècle suivant, de plusieurs industries métallurgiques importantes à Bouillon qui favoriseront le culte de saint Éloi dans la ville.

Si les deux bals organisés à la Saint-Éloi, l'un "catholique ", l'autre "libéral ", ont aujourd'hui disparus, le folklore lié au "pain bénit " se perpétue toujours à Bouillon.

Cette manifestation spectaculaire et unique en Belgique vit le jour en 1879, quand la société ouvrière Saint-Éloi reprit la tradition du pain bénit, héritée de la confrérie des "miquelets " (bûcherons).

Chaque année, le dimanche le plus proche du 1er décembre, la société Saint-Éloi organise le cortège de saint-Éloi. Des colonnes de pain bénit, portées sur des civières par plusieurs associations, et accompagnées par la fanfare, sillonnent les rues de la ville. Après la messe et la bénédiction à l'église, la société Saint-Éloi se charge de la distribution à la population des parts de pain bénit souscrites peu auparavant.

La croyance populaire attribue beaucoup de vertus au pain bénit : il préserve de la foudre, assure une bonne récolte, éloigne les maladies ou encore annonce une mort prochaine dans la famille s'il moisit.

Le cortège place saint Arnould (1946), on remarque un ouvrier avec ses outils