Le maka des Hayons
Le fonctionnement d'un « maka »: planche de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

Le « maka » (du verbe maker = frapper) est le terme wallon qui désigne le martinet ou marteau de forge.
Les loupes de fer obtenues à l'affinage avaient une structure encore très irrégulière. Aussi le fer devait-il être serré par l'action du marteau de forge.
Le manche du marteau de fonte (1) pivotait autour d'un axe. Un système à cames (3) le soulevait et il retombait par son propre poids sur l'enclume (2) où l'on avait placé la pièce de fer à traiter.

En 1775, le Français Hubert Devillez obtint des chanoinesses régulières du Saint Sépulcre de Bouillon l'autorisation d'utiliser « les trois quarts de la moitié du ruisseau des Alleines pour faire fonctionner une platinerie ».
Il dut négocier avec le prince de Loewenstein, seigneur d'Auby, pour obtenir l'autorisation d'utiliser l'autre moitié du ruisseau.
Devillez s'installa sur le lieu nommé « le Prangeloux de la Ployonne », à la limite entre Auby et Les Hayons et, à partir de 1786, put faire fonctionner son marteau de forge.
Le « maka » des Hayons, mû par la force hydraulique, permettait l'affinage, puis le martelage des gueuses de fonte brute, préalablement coulées dans les hauts fourneaux. Il fonctionnera jusqu'en 1926.
Démonté, il sera reconstitué au Musée ducal en 1964.

 

Le « maka » desHayons (1786), reconstitué au Musée ducal