Les Établissements Devillez-Camion

Louis Devillez, le fils d'Hubert (qui avait pu installer le " maka " des Hayons, arriva à Bouillon vers le fin du XVIIIe siècle. Il y fonda les établissements qui vécurent près de deux cents ans
Au cours du XIXe siècle, les établissements prirent la dénomination " Devillez-Camion ", suite au mariage, en 1854, entre la fille de Louis Devillez, Clémence, et Adolphe Camion.

Parmi d'autres bâtiments, la grande usine, aujourd'hui disparue, située à côté de l'ancien couvent des Sépulcrines, en plein centre de la ville, fut opérationnelle dès 1903. Ce fut d'abord la vapeur qui y fut utilisée comme source d'énergie, petit à petit supplantée par l'électricité. La production était principalement constituée de quincaillerie, pour une bonne part destinée aux métiers de la construction.

Dès la fin de la Première Guerre mondiale, de gros efforts furent entrepris pour moderniser les moyens de production. La période d'entre-deux-guerres fut également propice aux expansions en Belgique et à l'étranger (Roumanie, Grèce, Amérique du sud, etc.).

La Seconde Guerre mondiale mit à nouveau un frein au développement de l'entreprise. Les affaires reprirent cependant dès 1945 avec une importante croissance perceptible, par exemple, à travers l'augmentation du personnel : la société dépassait en 1960 le chiffre de 400 ouvriers employés à Bouillon et Paliseul. Les exportations vers l'étranger prirent également un nouvel essor après le conflit. Pourtant, dans les années 1970, les affairent connurent un déclin important, dû notamment à la concurrence de plus en plus pressante et au manque de moyens de communication efficaces.

En 1975, les établissements Devillez-Camion finirent par fusionner avec les Ateliers Schreurs, installés à Paliseul (lesquels, cinq ans plus tôt, avaient déjà rachetés la Ferronnerie Bouillonnaise). La société Devilca-FB fut alors fondée ; elle existe toujours. Les derniers ouvriers quittèrent le site de Bouillon en 1978, et les installations furent détruites dans le courant des années 1980.

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